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18 novembre 2007 7 18 /11 /novembre /2007 02:16

 Chez voyeurs écrans-spectateurs, 

Avant de comparer, ainsi qu’il fut annoncé lors du précédent billet, les femmes et les fers à repasser (qu’il ne faut pas confondre avec des planches à pain), je vous propose d’évoquer ce soir quelques rapides considérations historiques à tendance bretonnantes (mes remerciements à Sister, qui vous a épargné ici un « bretonnisantes » du plus mauvais effet ^^). N’ayons pas peur des mots : c’est une soirée légèrement orientée « à l’ouest » qui s’annonce. Une de plus. Oui.

 

J’aurais certes pu m’attarder, en ce 18 novembre, sur « l’anniversaire » de la disparition il y a 5 ans de James Coburn (« Britt », dans The Magnificent 7/ Les sept mercenaires »), ou de Vodka, l’an passé. Mais la Bretagne fut la plus forte. On ne peut lui résister.
 

Et si vous n’en voulez pas, de la Bretagne, vous pourrez toujours passer quelques heures à rechercher Clara Morgane, qui joue, on ne le sait que trop peu, un petit rôle dans « le seigneur des anneaux »*(1). A vos divx DVD ! Pour les autres, continuons, je vous prie…

 

Je souhaite aujourd’hui évoquer devant vos yeux ébahis le souvenir vivace de la légendaire Anne de Bretagne, que ses détracteurs, qui n’étaient pas tous paysans, n’hésitaient pas à « sobriquer » d’un cruel sinon réducteur « baudet celte ». Curieuse appellation pour une femme qui procréa plus que de raison. Elle mit bas en effet à plus de 14 rejetons, ce qui rend la descendance morganatique de François Mitterrand ridicule, quoi que moins bretonne on en conviendra*(1,5).

 Anne de Bretagne naquit en 1477.

1477 fut, s’il en fut comme dit le canon, une année singulière. D’ailleurs, ne s’écrit-elle pas (11011110001)2 en binaire ou (6F1)16 en hexa*(2)? Certes… Ceci ne sera d’aucune utilité à la compréhension caporale amirale générale de la suite de ce billet. Je prie donc les âmes les plus sensibles aux mathématiques abstraites appliquées d’oublier cette digression inutile. Et si vous n’êtes pas d’accord pour l’oublier, l’inutile digression : je sors ma férule vulcano statique à impulsion nucléaire (elle n’est pas écologiste, la bougresse) et m’en vais vous réveiller plus gaillardement l’Alzheimer qu’un groupe de CRS investissant pour la première fois une université contemporaine. Viril, correct, télévisuel et républicain, quoi.
 

Mais trêve de billevesées, revenons à nos moutons. Pardon, à notre ânesse Anne.

 

Après une enfance si peu intéressante qu’on l’oubliera plus vite qu’elle-même ne le fit, l’autochtone bigoudène Anne épousa en 1491 le roi de France, Charles VIII.

Malgré le refus des Village People de participer à la fête, et l’absence regrettable de la merveilleuse Mireille Mathieu, pourtant excusée : une opération chirurgicale portant sur un implant cérébral*(3) la retenant, ce qui est rare, loin du micro ; ce fut tout de même, au dire des témoins survivants, un grand moment d'émotion mariale maritale et je le reste. Line Renaud me le confirmait pas plus tard qu’hier dans un long texto que de longues divagations érotiques m’empêchent de publier in extenso ici.

C’était top !
bizoooo
Line
 

La dot fut conséquente, puisqu'elle (Anne, pas Line) offrait alors à la France sa Bretagne, ses crêpes et son biniou, mais pas, comme le prétendirent les pires hagiographes de la donzelle le Mont-Saint-Michel, qui était déjà Normand depuis toujours. Figurait également dans le paquet-cadeau quelques terres verdoyantes parfois dotées de pierres verticales curieusement assemblées, des forêts mystérieuses, des légendes en pagaille, des cochons en nombre, et le prénom « Arthur » qui devait faire quelques siècles plus tard, mais elle ne le savait alors, les délices de certaines soirées télévisuelles autour de tables parfois rondes. Notez tout de même que les parents du petit Cartier n’appelèrent pas leur dernier né Arthur, mais Jacques en signe de protestation. De dépit, et pour bien le faire remarquer – on ne le sait que trop peu - il découvrit quelques années plus tard le Canada.

 

Anne vécu heureuse, un temps. On imagina même pour elle le four à micro-onde, le phare fard far breton et l'anachronisme dont je me sers présentement. Elle en fit les beaux jours de ses nuits, car si la WII était déjà en gestation dans l’esprit fertile de quelques joueurs de jeu de paume, l’électricité dut encore attendre l’italien Volta pour qu’en soit inventée une certaine maitrise, pile en 1799 soit presque trois siècles après le décès de son époux Charles VIII. Car, « malheureusement ! », comme disent les curés pleins de condescendance après avoir raté l'homélie du défunt qu'ils ne connaissaient pas, le roi de France mourut en 1498.

 

Et Anne ; veuve de corps et de France, repartit avec sa Bretagne sous l'bras.

 

Pas longtemps, car chez nous, on n’a pas de pétrole, mais on a les Français sont têtus, comme disent les bretons.

 

« Et heureusement, lucides ! » s’écrie brièvement un normand de passage, ne manquant toutefois pas d’admettre que les Français on considérablement perdu en lucidité depuis que l’avènement du droit de vote use depuis plus d’un siècle l’entendement des males majeurs, et une bonne soixantaine d’années celle de nos girondes femelles, pour peu qu’elles osent laisser voyager leurs espérances jusqu'à un vote aux résultats toujours aléatoires.

Nos ancêtres donc, pragmatiques, voyant la fragilité des Charles, cessèrent pour un long temps avec ce prénom ridicule et revinrent à plus de raison. Ils désignèrent (avec l'aide de Dieu et d’un peu de consanguinité royale) Louis le XIIe comme nouveau mari de la mule Bretonne, malgré une coupe de cheveux à faire pâlir d’envie – au hasard – la sus-évoquée Mireille ou les Beatles, qui apparaissent je le signale au passage au fan transi du groupe anglais a demi-mort, pour la première et dernière fois dans ce texte.

Et Anne revint avec sa Bretagne sous le bras*(4).

Elle composa avec le 118 712 un couple harmonieux, une (future reine) Claude et, bonne pomme, offrit à la France en plus de son corps et de ses derniers ovaires féconds le chouchen, le beurre salé, et même les aïeux de Bernard Hinault, c’est dire si elle était généreuse !

 

Elle fit même des trucs que… Enfin… Enfin qu’il m’est impossible de vous raconter ici sans trahir et une amitié familiale secrète, et une ancestralité normande dont je m’honore chaque fois que possible, alors même, mais je vous épargne les détails, qu’en d’autres circonstances… Passons.

 

Anne mourut en 1514, dans sa 37e année. Heureusement que tout le monde ne meurt pas dans sa 37e année. Et surtout pas les hommes, Normands, suzerains ancestraux des Bretons*(5)  Enfin, j’dis cela, j’dis rien, hein …

 

Bref. Fort heureusement, le roi veuf survécu presqu'une longue année, plus résistant que la nantaise,. Il ne mourut qu'en 1515, mais pas trop tard : le 1er janvier tout juste. L'homme ne voulant pas trop emprunter dans l'année nouvelle au règne de son gendre. Car il avait de l’élégance, Loulou. Pour l’en récompenser, son fils ne vendit pas les photos de son père sur son lit de mort à Paris Match. L’amour familial est parfois plus touchant qu’une couverture de Voici, dans les familles Hallyday, Belmondo ou Delon…

 

Car c'est bien, finalement, François 1er, par son mariage avec la fille d'Anne, Claude, qu'on appelait alors Mademoiselle et non Madame, que la Bretagne fut, définitivement, rattachée à la France.

 

Ce qui n'empêcha pas les instituteurs de la troisième république de taper longuement sur les doigts des mômes celtes pour les empêcher de parler la langue de leurs ancêtres. Faut dire qu’ils avaient la tête dure, les bretons. Alors, les instituteurs, qui n’étaient pas si mauvais, devaient bien faire rentrer la langue commune dans la caboche des petits. Il choisirent de taper sur le bout des doigts. pour leur apprendre les bienfaits de notre langue commune. ça toombe sous le sens, non  ?

Et puis enfin, l’essentiel, c’est quand même que la Bretagne soit française pour toujours, ou à tout le moins jusqu’au prochain choc thermonucléaire nous épargnant la douleur de voir nos terres inondées par le réchauffement climatique, non ?
 
 
 

Bonjour chez Vous…
 
 
 
AnT, de chez Smith en face
xxx
   

PS : Cet article devait à l’origine s’intéresser à Saint-Malo, que les plus intégristes des Bretons fêtent, ainsi que je le découvris il y a peu, le 15 novembre.

 

Mais à l’arrivée et comme souvent, il a digressé. Remarquez, ce n’est pas bien grave. Quand on sait que Saint-Malo était en fait saint Maclou, on se dit qu’il vaut mieux fumer la moquette pour entretenir son ignorance que de s’intéresser à l’une des sept mamelles l’un des sept saints fondateurs de la Bretagne.



*(1) Je crois qu’elle jouait posait était alors derrière un arbre en carton pâte, qu’elle maintenait avec un indéniable talent, le buste fier et le téton dressé, non sans élégance, tout en se tripotant le popotin pour faire joli.

 

*(1,5) J’adore cette formule : « on en conviendra ». Contrairement aux dires ineptes de Didier Barbelivien, « conviendra » n’est pas une formule conjuguée du verbe « venir ». Non. Et pour ma part, Dieu n’étant pas libre, j’ai choisi d’offrir mon âme à cette formule. Mea minima culpa comme disent les nains d’jardin. J’assume.

 

*(2) Je sais. J’ai des talents insoupçonnés. Compter en hexadécimal fait parti de mes loisirs. C’est très utile si vous cherchez à séduire une prof de maths albanaise, sans parler un collaborateur traitre mot de hongrois. Moins si vous devez réduire la fracture sociale ou le déficit des comptes sociaux. D’ailleurs, le ministre du Budget, qui se prénomme Eric, sait compter en hexa. Ceci explique peut-être cela, non ?

 
Calcul réalisé uniquement à des fins d'exhibitipn sur Inedire, merci.

 

*(3) La greffe ne prit pourtant pas… 

 
*(4) Subliminalement parlant, ce blogue est soutenu financièrement par une marque de déodorant réputée. Mais comme les espèces ne se font guère sonnantes ou trébuchantes par le biais du subliminal (sic), je ne m’étendrai pas sur le sujet.

 

*(5) La vassalisation de la Bretagne à la Normandie remonte au 11e siècle (et on le sait, la réalité du monde s’est fixée, immuable, au 11e siècle. Demandez à mes trois esclaves bretons ce qu’ils en pensent : ils vous le confirmeront, tout comme je l’ai découvert non sans éprouver un certain plaisir il est précisé au quatrième paragraphe de cette page).

 
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21 septembre 2007 5 21 /09 /septembre /2007 01:10

 

Si vous trouvez la photo d'une oreille vue du ciel, je suis intéressé, aussi...

 
Avertissement au lecteur (quel dommage que ce mot n'ai pas de féminin)
Je signale à votre attention qu'une vidéale utilisée dans ce billet contient des images mobiles susceptibles de heurter par la face nord la libido des plus jeunes de nos collégiens. Les parents seraient bien inspirés d’abandonner quelques minutes dans la forêt la plus proche leur progéniture, le temps de cette lecture réservée, vous l'aurez compris, aux adultes. Merci de votre attention à la marche.

 
 
Chez voyeurs écrans-spectateurs,
 
 
Misanthrope par goût, il m'arrive toutefois de savourer quelques moments de joie en ce monde... Si !
Un monde composé d'aventures permanentes, de rencontres parfois étonnantes.
Un monde où le président français aura sans doute, au train médiatique à très grande vitesse où vont les choses, résolu l'épineux problème de la faim dans le monde*(1) d'ici à février 2008, et devrait si tout va bien pour lui nous emmener, pour s'occuper, en guerre contre l'Allemagne avant la fin de son septennat de cinq ans, le bougre, aussi petit d'esprit que de taille*(2), ne sachant pas compter.
 

Un monde qui me permet parfois d'écouter de doctes connaissances, scientifiques de profession, m'expliquer avec un naturel désarmant, comme on disait en leur temps d'Oppenheimer ou de Sakharov, que, je cite avec des pincettes, des gants et une combinaison thermomoulée parce que je suis d'un naturel centriste prudent, que « bien sûr, oui, la téléportation est possible, mais l'énergie nécessaire à sa mise en œuvre, démesurée, ne permet pas son application au quotidien »*(3)(sic).
Tant pis. J'ai pleuré. Un peu. Mon neurone gauche, trekkie par atavisme*(4) en est attristée, mais je survivrai sans jamais rencontrer Jean-Luc Picard.
 

 (maman, tu peux te retourner jusqu'à ce que la musique cesse, merci)
 
Vous l'aurez compris : la vie peut être belle dans ce monde de réjouissances et de curiosités.
Mais cela ne suffit pas. Ne me suffis pas. Il me faut, vaniteux que je suis, apporter ma pierre aux connaissances qui font de ce monde un espace d'horizons cognitifs sans cesse renouvelés. Pour tout être humain non doté d'un téléviseur, du moins.
Comme je n'ai pas l'intention de provoquer une émeute de femmes en délire montrer mon séant dénudé et délicatement musclé, il m'a fallu imaginer un autre stratagème pour captiver le monde, et vous occuper quelques minutes.
Ainsi, j'ai, sur mes heures de loisir, pris sur moi d'exhumer les dépouilles des victimes (les mortes, les autres n'étant je le regrette pas consentantes) tant et à la fois du stalinisme (sous cette acception nous mettrons car c’est mon choix et mon expérience toutes les victimes du communisme, touristes du Cambodge de pol-pot, basanés de Roumanie et autres morts au pied de nez d'un absurde mur berlinois – liste non exhaustive) et les victimes du nazisme (Juifs, Tziganes, Homosexuels, Francs-maçons, Rose blanche, Jean Moulin et Pierre Meunier compris).

N'ayant su où classer les « victimes » de la torture coloniale française en Algérie, coloniale anglaise envers les Boers en Afrique du Sud (les premiers camps de l'histoire de l'Humanité) et autres enfants déchiquetés à Bagdad par les bombes barbues, je les ai mises dans une petite boite que j'ai oubliée dans la consigne de mes souvenirs, inutiles qu'ils étaient à l'expérience qui va suivre, et qui pourrait, j'en suis sûr, faire ma gloire quelque part entre l'extrême gauche et l'extrême droite.
 
Donc.
Après moult pesées scientifiquement comparatives, et comme vous pouvez l'imaginer à ma plus grande surprise, les ossements étaient in fine de même nombre et de même poids.
N'osant imaginer que les paysans russes avaient moins d'os que les enfants juifs de Varsovie, j'en suis parvenu à cette conclusion que les barbaries communistes et nazies étaient, sensiblement, de même poids. Comme le kilo de plume et le kilo de plomb, mais sans les plumes, voyez ?
Et pour couper court à toute contestation, je dirai également, aux obsédés des chiffres qui lisent mes lettres, renvoyant dos à dos ces barbaries, je dirais, donc, que si les mauvaises volontés britanniques, russes, américaines et les 7 petits princes qui volaient sur la Manche dans les airs, et autre Pierre Dac londonien n'avaient coupé court, mauvais joueurs, aux bien compréhensibles ambitions nazies, le score eu tout de même été sensiblement le même ...
 
 
Étonnant, non ?
 
 
Bonjour chez vous !
 
 
AnT, de chez Smith en face, pourtant scientifiquement dépourvu d'âme
xxx
 
PS : veuillez imaginer tout de même qu'à la vue du gouvernement Endemol/Voici/"Vu à la télé (réalité)" médiatique que nous subissons au quotidien, je m'dis qu'ce monde, je l'aime. Mais la France, parfois, je doute. Et vous ?



 

*(1) Si bien sûr les dirigeants iraniens ne l’ont pas pris de vitesse, en y allant de leur perse initiative pour résoudre la faim dans le monde, en provoquant la fin (nucléaire) du dit monde.
 
*(2) Grincheux et dormeur, que j'ai invité à boire le café le temps de rédiger leur autobiographie, acquiescent comme seul homme, opinent du chef en battant des deux nains mains.
 
*(3) Ni même à l'hebdomadaire, mais je ne peux pas vous dire, je ne me suis pas torché avec « voici » depuis longtemps. Voilà.
 
*(4) mon père était gaulliste consentant, c'est vous dire la puissance de l'atavisme.

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16 septembre 2007 7 16 /09 /septembre /2007 22:23

 

 

 
 
Cher voyeurs écrans-spectateurs,
 
 
 
Vous venez d'écouter l'intégrale de Francis Cabrel ?
 
Vous êtes actionnaire d'Eurotunnel ?
 
Vous avez 36 ans, pas d'enfant, pas d'emploi, ni fortune personnelle ni avenir et vous vivez chez votre mère ?
 
Vous faites partie de la direction du PS depuis plus de 3 ans et n'osez plus vous montrer en public ?
 
Vous avez 79 ans, et commencez à ne plus prendre plaisir au savoureux cocktail cortisone + morphine que vous ont servi avec constance les médecins, depuis l'annonce il y a 7 ans de votre cancer généralisé ?
 
Vous êtes président de la République Française depuis moins d'un an et votre femme - appelons-là au hasard Cécilia - menace de vous quitter devant les caméras de la télévision belge pour un chef d'état mieux membré mieux équipé en matières premières plus calme et paisible que vous ne l'êtes vous même ?
 
Vous allez gagner le tour de France (ou la coupe du monde de football, imaginons la porosité des pratiques médicales dans les milieux sportifs aux bords financiers) quand surgit un contrôle anti-dopage inopiné*(1) ?
 
Vous vous savez immortel depuis la projection en ouzbek sous-titré arménien du film « highlanderian », en 1987 dans un cinéma « art et essai » de Erevan ?
 
Et vous songez au suicide ?
 
Rassurez-vous, c'est tout à fait normal compréhensible
 
Moi-même qui suis normand par le père et calvadosien par le lait maternel ou sa tétine de substitution (j'sais plus), si j'étais dans votre cas, j'y songerai aussi ...
 
Certain parlent de courage, d'autres de lâcheté. Albert Camus évoque « Sisyphe » mais considérons Camus comme étranger à ce billet. Merci pour lui.
 
Faisons fi de ces moralisateurs pédants qui, s'ils ne peuvent expliquer le soleil ou dieu, même à une heure de grande écoute regarde sur tf1, prétendent décrypter les méandres des misères humaines et des poids qu'elles peuvent parfois, dans l'absolu des intimités qui les reçoivent sans vrai défense, faire vaciller les plus courageuses des sensibilités.
 
Attardons-nous plutôt, si vous le voulez-bien, sur de vraies questions, pratiques.
 
Vous songez à vous suicider. Bien.
 
Mais disposez-vous seulement d'une tombe, d'une urne et d'un brasier ? Voire d'un charnier avec votre nom écrit dessus ?
 
Pas encore ?
 
Mais quelle imprudence que de songer au suicide avant que de n'avoir par vous même réglé ces menus détails qui pourraient si vous n’y prêtez attention vous valoir de reposer pour l'éternité le corps emmêlé dans celui d'un médecin khmer au teint plus cireux qu'un président russe intimidé par la lecture d’une pétition d’Amnesty International !!
 
Ou de reposer trop près de la tombe de Chopin, avec ses vielles dames à pots de fleurs et ses égarés à la recherche des ossements restants de Pierre Desproges !!
 
Ou à côté de celle de Jim Morrison, avec des gens qui viennent tous les quart d'heure vous faire pipi dessus à la va-vite entre deux prières païennes et une bière de contrebande ?
 
Non franchement, si vous respectez votre corps mort : organisez au minimum les choses !!!
Songer au suicide, c'est bien, c'est facile, mais faut aller voir les tarifs ... Et puis, comme il s'agit de votre mort : faites les choses bien : ne téléphonez pas, ne demandez pas d’impersonnel devis sur un site internet dédié au commerce de la mort : déplacez-vous !!! Asseyez-vous dans l'herbe verdoyante (la mousson actuelle s'y prête) de nos cimetières, essayez, et comparez !
 
Quand vous aurez trouvé un possible havre de paix, renseignez-vous auprès de la mairie sur les tarifs : location ? Vente ? Location avec option d’achat ? Crédit-bail ?
Pensez également à bétonnez le dossier auprès de votre banque, car vu le coût de la mort par les temps qui courent, à plus de 500 kms du Darfour je veux dire : un prêt vous sera peut-être nécessaire. Car allons !? Dussiez-vous souffrir de dépression lourde, vous n'allez tout de même pas marcher (du pied droit, celui qui entrera le premier dans la tombe) dans l'égoïsme sordide, en laissant à vos héritiers, ayants droits ou arrière gauche si vous jouez au football, le soin de se dépatouiller seul(e)(s), au sens pratique et tristement financier, de votre mort !
 
Allons ! Ils seront trop occupés à vous pleurer sincèrement pour certains, à tenter d’expliquer l'inextricable pour d'autres, ou à fouiller dans vos tiroirs pour en arracher les restes, si vous vous appelez Coluche ...
 
 Bon.
 
 
Admettons que vous ayez trouvé le lieu, et le financement. Pas mal. Normalement, si vous faites les choses bien, ça vous a bien pris trois jours.
 
D'autres opérations vous attendent, vous n'êtes pas au bout de vos peines...
 
Il faut maintenant feuilleter vous même le catalogue des catafalques, de « catacata », comme disant les croquemorts bègues, ou de « cata carré » comme disent les mathématiciens dépressifs dont l’imagination n’est pas, de notoriété publique, le point fort.
 
Sans oublier la bière*(2) ! 
 
Et alors ?
On prend quoi ? Hein ? Le modèle « tuning » avec de la fausse moumoute synthétique violette et les enceintes intégrées ?
Ou le truc tout simple : « six planches*(3) et pas de clous, merci : ça va rouiller et j'ai peur du tétanos ! Non le grand là bas avec des chevilles en bois et le petit Jésus en plastique, c'est combien ? »
 
Une suggestion économe qui me vient sur le vif. Ne prenez pas la peine de prendre du bois massif  : les vers d'aujourd'hui, dits « Spaggiari » qui vont vous dévorer d’un bel appétit ont - ironie de l'évolution - développé des mandibules en forme de vilebrequins capables de percer le bois le plus résistant.
 
 
Ma suggestion : ne mégottez pas non plus, et évitez le balsa : c'est votre mort, mais vous pourriez la vivre dans la douleur en réalisant que vous l'avez - elle aussi - raté dans la moite promiscuité d'un combo moumoute violette tuning jantes en ronce de noyer et calandre en forme de croix de Jerusalem.
N’hésitez pas sur les options, comme prendre le dernier modèle d'alarme wifi ou de clochette bluetooth. « On ne sait jamais! » comme disent les assureurs avant d'encaisser chaque année vos cotisations : « ça coûte cher, ce n'est pas fait pour servir mais ça rassure, hein ! »
 
Allons jusqu'au bout et faisons les choses bien. (comme disait Brigitte Lahaie, au sommet de sa maitrise pléonasmatique horizontale, à R. cinqfredo Sifredi un soir de juin 83).
 
Êtes-vous sûr d'avoir pris la bonne taille ?
Une seule solution pour oter ce terrible doute : demandez à essayer !
N'oubliez pas de tester « porte ouverte/ porte fermée »!
N'hésitez pas, si vous êtes joueur, à vous faire enfermer dedans ! Laissez passer 10 secondes de silence, puis tambourinez violemment des pieds et des mains (Béatrice Kiddo est dispensée) pour filer les miquettes à la vendeuse terne, ou au vendeur gris.
 
Agrémentez la séquence d'essayage d'improvisations de votre cru : si vous êtes sportifs, un saut périlleux avant carpé et une course vers la sortie, en criant « non vraiment, choisissez à ma place, j'peux pas, en plus, j'ai peur dans l'noir » serait du plus bel effet, mais ce n’est qu’une suggestion...
 
Les cinéphiles (ou les infirmières bulgares de la poignée de main propagandiste télévisée à Berluscozy) retrouveront leurs plus grands émois cinéphiliques tendance « midnight express », ou « Birdy », en se recroquevillant, prostrés dans un coin, à mimer avec intensité et si possible jusqu'à l'heure de fermeture du magasin la position fœtal de l’homme prostré devant les incertitudes de certains choix cornéliens du dimanche soir : nanard de la une ou navet de la deux ?
 
En bref : imaginez des scenarii qui transformeront ce moment difficile en une anecdote qui fera la joie des participants à vos funérailles !
 
Mais je cause suicide, je cause suicide, et j'oublie l'essentiel :
 
Avec-vous vérifié les résultats de votre abonnement de 5 semaines aux tirages de la loterie nationale ?
Il serait dommage de mourir pauvre, en laissant un héritier indigne toucher le pactole à votre place, non ? Ou pire, si vous n’avez pas d’héritier : c’est un gouvernement dispensant de féériques cadeaux fiscaux à une poignée de privilégiés pas même reconnaissants qui serait seul en joie de votre investissement aveugle dans le hasard borgne des 6 numéros, de la grosse boule et des 49 petites.
 
 
 
Un jour prochain, si bien sur je ne me suis pas suicidé d'ici là, je traiterai des modes contraceptifs chez les vaches bretonnes ménopausées. Et je ne vise personne en disant écrivant cela.
 
Bonjour chez vous !
 
 
AnT, de chez Smith en face
Xxx
 
PS : le titre, « suicide king », vient du surnom anglais du roi Charles de Cœur. Vous avez remarqué comme il tient la lame de son canif’  à découper la viande sur pattes ? Curieux…

PPS : Il évoque aussi le film éponyme, avec l'heureuse présence de Christopher Walken...


*(1) Evoquer la coupe du monde de rugby eut été indigne de Guy Mocquet, on en conviendra sans faire rire le peloton cycliste d'exécution.
 
*(2) Comme me le souffle, mécanique et égrillard, un supporter du PSG avant de se jeter dans la Seine (bon débarras).
 
*(3) quatre planches ne me semblent pas suffisantes…
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24 janvier 2007 3 24 /01 /janvier /2007 22:23
 
 
Chers voyeurs écrans-spectateurs,
 
 
Le 16 janvier dernier, je m'en allais prendre mon train de banlieue (contrairement à Ernest-Antoine, je le rappelle aux derniers arrivés de nos usagers) quand je fus soudain saisi d’une douce sensation d’évidence. Plus qu’une sensation : une illumination. Le genre de moment de lumière digne d’un ouvrier contremaitre cadre cadre supérieur d’E.D.F., voyez.
 
Cette évidence n’était pourtant pas tout à fait Thierry le fruit mûr du hasard narquois pétri d’indifférence hostile*(1). Non.
 
En effet, si je me fie (et je me fie) aux dernières découvertes des savants les plus chanceux et des coiffeurs les mieux épilés, je ne peux plus qu’envisager cette soudaine évidence comme une vérité proprement inaliénable de mon être secret.
 
Mais je vous devine trépignants d’impatience, et plus excités de gourmande avidité qu’un troupeau d’élus de droite passant à la télévision, après une bourde de Ségolène Royale.*(2)
 
Je vais sans plus de détour vous faire partager la nouvelle. Et elle en vaut la peine, comme disait Georges-Jacques, qui n’était pourtant pas au fait de ce que je vais vous révéler.
 
 
N’ayons plus peur des maux mots.
 
Je suis homosexuel.
Pédé.
Mais pas « homo sexuel comme dit Charles ils disent*(3) » puisque je suis de juillet 1971.
 
 
A l'instar de personnalités célèbres, comme au hasard (et le hasard est joueur nous le savons depuis Marseille au moins) Brice Lalonde, le conducteur du véhicule de devant, le voisin d’à côté, Dalida ou n’importe quel ministre de la culture depuis 25 ans*(4) : oui, je suis pédé.
 

Ecologiste préhistorique à poils courts.

 
 
 
Et pourquoi cher AnT, me demanderez-vous ? Étes-vous pédé !?
 
J’y viens, j’y viens …
 
Mais qui êtes-vous d’abord pour oser me le demander ?
 
Peut-être pensez-vous être le jumeau de Batman Julien Lepers et moi un candidat fortuit en mal de reconnaissance parcourant sans discernement le plus grand questionnaire quotidien de la troisième France télévisuelle ?
 

Cousin de John-Paul Lepers, par la branche maternelle dite « l’iranienne ».

 
 
Admettons de la colle, pour faciliter l’adhérence des masses régionales les plus réticentes.
 
Je vous répondrais dans un instant. Auparavant, il me faut comme en urgence rassurer toutes ces femmes qui m'aiment ou m'ont aimé, y compris peut-être la gueuse en botte de cuir (mais pas tant que ça, je le sais à présent) que je laissais comme passivement lundi soir dernier en un restaurant fort chic mais pas trop cher du nord-ouest parisien qu'elle me fit alors découvrir, détruire mes cigarettes les unes après les autres (ou l'inverse, je ne suis plus trop sûr vu la quantité de salive vin absorbée en ces fumeuses funestes circonstances), alors même que chaque fois qu'elle me brisait une tige, je ressentais tout à la fois la dévastation répétée de ma tristesse cabrée et le cri aussi sonore que joyeux qu'auraient poussé mes poumons si je ne les avais au préalable bâillonnés comme chaque matin, pour mieux étouffer leurs cris suppliants d’inquiétude asthmatique et cancéreuse dans un silence contrit frisant la constipation buccale.
 
Mesdames, Mestravestis, Mestransformistes, j'en passe et autres animateurs de supermarché télévisé : NON, je ne suis pas devenu homo.
 
Enfin, pas à plein tube temps. Ni même à mi-temps, ceci précisé pour le bien-être des commentateurs de football qui pourraient s’égarer ici, en double file, au lieu de commenter à heure de grande écoute et de petite vue les tentatives de reproduction en masse pourtant de mémoire d’homme toujours infructueuses des enshortés de Marseille ou de Paris devant un public aussi bêlant qu’acquis à la cause grégaire, dont certains sont pourtant des coiffeurs diplômés.
 
Non.
 
Je ne suis homosexuel, à la vérité, que très ponctuellement.
Quand je baise un homme, surtout.
Car non content de les embrasser*(5), je les baise, moi, les hommes.
 
De bises sonores, sonnantes et parfois trébuchantes*(6), nonobstant le fait que je m’honore de n’être pas en affection avec ces demis-baiseurs qui tentent parfois de nous polluer la joue de leurs liquoreuses salives étrangères ni sollicitée, ni même bienvenue.
 
 
Enfin. Je ne baise pas tous les hommes. Non.
 
Je ne suis ni Rika Zaraï, ni Gloria Lasso, ni Pascal Sevran : rayez la mention l’inutile*(7).
 
Chanteuse de la fin des Carpentier/ début Michel Drucket dont les borborygmes indigents furent noyés dans un bain de siège (ceci n’est pas AnT)
 
 
 

Chanteuse morte dont les maris se réjouissent de la disparition. Ici coloriée pour les besoins de l’image (ceci n’est pas AnT)

 
 
 
Chanteuses françaises à vocabulaire parfois imagé, sinon tendancieux (ceux-ci ne sont pas AnT)
 
 
 
Non, ne vous déplaise, je ne les baise pas tous, et pas tout le temps non plus.
 
Le banquier*(8), par exemple, comme l'assureur, je ne le baise pas. Non.
C'est lui qui me... Enfin qui nous ... Passons voulez-vous ? Merci…
 
Non.
 
Je ne baise que les hommes que j'aime. Et ils sont à peine plus nombreux qu'une équipe de basket, alors, et l’anecdote est savoureuse vous allez comprendre, qu’aucun ne joue – à ma connaissance – à ce sport.
 
Je ne baise que les hommes que j’aime. Tout comme Bruel Brel qui affirmait jusqu'avant sa mort trop précoce une tendresse toute singulière pour certains hommes, je pratique moi aussi l’exhibition publique*(9) pudique de mon affection pour certains de mes capricornes gémeaux jumeaux mais pas trop d'équation chromosomique : Monsieur XY.
 
 
Ainsi, « le G », Yann, Polo, Rino, Guy ou bien encore Jean-Marc et Jean-Luc (et pas Jean-Cul) pour ne citer que les mieux plus baisés d'entre eux pourraient en témoigner, si je les laissais faire, ce dont il est bien sûr autant hors de question qu'hors de réponse, comme dirait le sus-cité Julien Lepers, s'il le disait le bougre au lieu de vendre chaque soir, image à l'appui, son produit miracle pour transformer un tissu capillaire aléatoire en publicité subliminale pour woolmark sans laisser trainer le moindre mouton de démonstration sous ses godasses.
 
Je suis donc bien homo.
C’était ça, le message du jour …
 
Remarquez...
J'y pense soudain ...
 
Je suis lesbienne pratiquante, aussi...
 
Il faudra que je vous en parle, mais un autre jour. Je suis pour le moment occupé à reconstituer avec un peu de colle et beaucoup de patience trois mégots pulmonairement exploitables à partir de 10 cigarettes déchirées, et maudire mais pas trop l'Aube et ses prénoms circonstanciés...
 
A l'année prochaine, peut-être ?
 
 
Et bonjour chez vous ...
 
 
AnT, de chez Smith en face, amateur de pipe vindicatif
xxx
 
PS : je présnete mes excuses pour la profusion de photographies. Je ne sais résister à une supplique circonstanciée de mon ami Gilbert Montagné.
 
PPS : la vérité du Coming-out a déjà été exprimée lors du "questionnaire à caractère sexuel" du début. Vous étiez pourtant prévenus. Je vous trouve confandants de naïveté, mais comme je suis enpreint de mansuétude je vous pardonne. Ne pleurez plus.
 
PPPS : samedi, vous trouverez ici les lignes les plus intimes publiées depuis, au moins, celles se promenant avec Katie Melua. Enfin, si je ne meurs pas d’ici là...
 
 
** BONUS **
 
Carnet mondain : l’abbé Pierre est mort. Je sais, cela ressemble à du réchauffé à présent, mais je n’y suis pour rien s'il est froid. Il m’était sympathique : il n’aimait pas les labradors.
 
Nouvelle fraiche : Jean-François Deniau est mort aujourd'hui. Patientons avant d'en dire du mal : il n'est pas encore froid.
 
Nouvelle histoire naturelle : M. Hulot est en vacances depuis mardi...
 
*(1) et si vous savez à quoi ressemble un « hasard narquois pétri d’indifférence hostile », veuillez je vous prie me le signaler séance tenante, car pour ma part, je sèche…
 
*(2) le premier qui dit « ouep, chaque jour, quoi » se fera taxé d’antiroyalisme primaire, alors qu’il suffit de bien écouter la suffragette pour entendre deux, sinon trois saillies issue de sa "bravitude" quotidienne …
 
*(3) Mon métier n’est pas « la nuit » et je n’appartiens pas, contrairement aux apparences, à l’univers des gens du spectacle ou à celui, à peine différent on en conviendra, des serviteurs du culte.
 
*(4) sauf peut-être Philippe François Léotard, que nous savons tous polysexuel, mais ça lui vient du séminaire …
 
*(5) embrasser : terme signifiant je le rappelle aux plus limités de mes lecteurs des utilisateurs du nain Robert Nichon grammatical petit Robert, qui persistent à le confondre avec « baiser » : « prendre dans ses bras ».
 
*(6) trébuchantes surtout quand ma main s'égare sur la fesse droite du damoiseau, ce qui ma foi est fort rare, et assurément fortuit j'te l'jure sur la tête de ma coiffeuse, qui n'est pas toujours commode.
 
*(7) si vous ne trouvez pas de mention inutile, vous pouvez toujours biffer le certificat de naissance de votre animal de compagnie préféré. Un acte certes assez inutile et peu signifiant, mais gageons que ça fera vous de la conversation pour plus tard chez le vétérinaire.
 
*(8) « Les banquiers sont des gens qui vous prêtent un parapluie quand il fait beau, et vous le reprennent quand il pleut ». (Charles Dickens, météorologiste et financier de la fin d’un siècle anglais oublié.)
 
*(9) et ne venez pas relever ce que vous croyez être un pléonasme, car je m’exhibe aussi en privé. Et toc ! Tu fais moins le malin, lecteur qui croyait pouvoir faire le malin…
 
** MALUS **
 
Les affreux de la création (ces moments inoubliables qui ne furent finalement pas été qualifiés à la publication finale groupons-nous et demain l’internationale sera le genre Humain) :
 
*() en effet, mon vrai métier n'est pas la nuit. Pour moi, la nuit n'est qu'un personnage de Tolkien Hobby. Et je suis de plus Belle de jour. Sérieux
 
** fin de l'épisode **
(vous pouvez à présent éteindre votre ordinateur : il ne fera plus que vous décevoir d'ici à samedi...)
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14 janvier 2007 7 14 /01 /janvier /2007 14:36
 
Avertissement sans conséquences : la lecture de tout Inedire est recommandée sous Internet Explorer, pour vous permettre de bénéficier de commentaires parfois audacieux en glissant votre souris sur la plupart des images…
 
 
 
Chers voyeurs écrans-spectateurs,
 
Je viens d'être destinataire, pour le plus grand malheur de mon exhibitionnisme latent, d'une information de la plus haute confidentialité. Le genre de détail qui, s’il était rendu publique, pourrait ruiner durablement la crédibilité de la personne concernée et, judiciairement accessoirement, conduire directement au tribunal l’audacieux impudent qui oserait rendre au jour cette parcelle obscure d’un individu notoirement influent. Attention ! Je ne parle pas du tribunal des puissants des années antérieures aux 90’s, non ! Le tribunal populaire du citoyen ordinaire : celui qui peut cogner aussi dur et longtemps qu’un redressement fiscal.
 
Et pour quel motif me demanderez-vous, si par malheur je vous laissais me demander quoi que ce fut ? Mais pour « diffamation », « outrage » ou « calomnie », voyons !
 
Convenons-en, une si fâcheuse condamnation pourrait nuire durablement à la personne ainsi soumise au jugement dernier de la justice républicaine au glaive séculier sauf bien sûr s’il faisait appel. Et cette personne, vous l'aurez deviné si vous n'avez pas fait ouzbek en langue maternelle, et polonais chez les curés cruciverbistes cruciformes crucifiés intégristes, ensuite : c'est moi.
 
Bref !
 
Cette information.
 
Je sais, vous êtes impatients. Mais c'est mon blogue, et j'y fais ce que je veux. Vous n'avez rien mérité : vous n'avez donc rien à exiger.
 
 
Vous le savez, j'ai la langue Saddam Hussein bien pendue. Je ne sais longtemps me taire. Surtout quand il ne s'agit pas de mes intimités, contrairement aux blagueurs blogueurs suivants : xxx*(1) xxx, xxx et puis surtout xxx...
 
 
Et vous vous demandez, plus avides de savoir qu'un commun téléspectateur devant l'inquiétant générique introductif du journal de l’U.M.P. du pouvoir en place des intérêts bétonnés de t f haine*(2) s’il vous sera offert de voir les images des morts dont le terrible bilan nous est infligé sans avertissement, entre jambon animal industriel et purée réhydratée ? J’en entends qui murmurent : qu'allez-vous, cher délicieux magnifique AnT, nous faire savoir que Guy Birenbaum n'eu point encore dévoilé, dans sa si jolie sincérité révoltée de solidaire frustré par l'incompétence crasse des cadres autocentrés de cette nation exigüe ?
 
Si vous cliquez, je sors le fouet. 
Je vous répondrais non. Aucun mort à vous vendre.
 
Cette information, j'en fais ce que je veux. Moi, je le sais déjà. Aussi pourrais-je cesser ici, et ne plus gratter et diverger (et diverge, c'est énorme, ainsi que le rappelait DJ PiDi avant que le crabe ne lui fasse boire la tasse) comme je le fais encore quelques instants, avant que d'oser propager enfin la vérité plutôt que l’insidieuse rumeur.
 
Et bien cette information concerne assez directement Ernest-Antoine*(3) Seillière de Laborde.
Ici juste avant l’eucharistie, invité officiel d’un congrès de la fédération des sourds de la C.G.T. où il fut quand même très applaudi.
 
 
Ernest-Antoine, alias le Baron ainsi qu’on le qualifie parfois, alors qu'il n'a pourtant rien à voir avec une voiture, sinon en passant par l'actionnariat de chez total ou Citroën : qu'en sais-je et d'abord je m'en cogne assez fort à vrai dire écrire ...
 
Le Baron, by Chrysler
 
 
Et bien.
 
Ernest-Antoine Seillière à pris, et je dispose d'une preuve matérielle originale que bien évidemment je conserve en un lieu secret de moi seul connu, une unique fois certes, mais une fois ce n'est pas rien : un train de banlieue.
 
Vous vous dites*(4) : impossible !
 
Et je vous dis : ma source est plus sûre que celle de Dominique de Villepin quand il veut gratouiller son copain le petit Nicolas.
 
Attention ! Ne vous méprenez pas !
 
Non, Ernest-Antoine (nous partageons à l'insu de nos volontés respectives un prénom, et c'est déjà beaucoup. Pour lui j'veux dire, vu mon immense notoriété) ne s'est pas pris un train de banlieue dans la gueule, comme l'espèrent nombre de trotskistes parfois cheminots, mais le plus souvent à pédales postales, qui préfèrent pour la plupart - et comme on les comprend - apprendre à compter (et dénoncer ?) les millions de dollars des nantis social tu perds ton sang froid, que les millions de camarades perdus par Pol-Pot sur les chemins parfois tortueux de la gloire du prolétariat qui marche tout droit, mais en boitillant puisqu’il a déjà un pied dans l’charnier.
 
Les faits plaident, à sa poubelle décharge, en faveur d’Ernest-Antoine : il ne l'a pas fait exprès.
 
 
Ernest-Antoine a voulu prendre en photo un œuvre téméraire d'art poreux plus que contemporain, évoquant le triomphe du capital sur le travail, de l'actionnariat sur l'action, de Versailles sur Fourmies, de Chevignon sur Tati, ou qui sait ? De la télévision sur le salut cordial qu'on adressait autrefois à son boulanger en se plaignant des aléas du temps, alors même qu'aujourd'hui, en ce printanier 15 janvier les pauvres peuvent dormir dehors sans crier trop fort pour réveiller les riches en demandant des couvertures ou du pain, puisqu’il fait tout de même 15 degrés dans le Celcius du thermomètre !
 
Et Ernest-Antoine a, malencontreusement, pris dans les filets de sa photographie mémorielle un train joueur sinon provocateur qui passait par là.
 
Un vulgaire train de banlieue.
 
Le véhicule préféré des drogués : deux rails pendant une demie-heure, pour 6.57 €
 
On pourrait se gausser un peu facilement de la myopie patronale*(5). L’œuvre, située au premier plan, érige certes en son alignement de verticalités une allégorie bien lisible des récents et spectaculaires progrès boursiers qui n’e ont pas sans évoquer la cosmogonie de la famille Seillière, que j’avoue ne pas connaître, et pour laquelle j’avoue un désintérêt assez total.
 
 
Non, Ernest-Antoine n'a bien sûr jamais pris un train de banlieue !
 
Et certainement pas un « train noir ». Vous savez, ces trains au départ d'une ville de banlieue éloignée, précédent l'aube de plusieurs heures et remplis de tant de couleurs et si peu de blancs qu'on se croirait, le plus souvent, bien loin de la capitale d’un ancien empire colonial... Un train de chômeurs, sans doute, qui vont bien avant potron-minet vidanger les poubelles de bureaux des cadres et employés, comme le dénoncent si souvent les extrémistes sociaux de la droite nationale, tout emplis de générosité aléatoire et de tolérance fortuite en évoquant leur souhait somme toute bien compréhensible de les voir déguerpir du plancher recroquevillé sur lui-même de nos vaches normandes.
 
Ernest-Antoine ! Un train de banlieue !!
 
La honte sur lui et sa descendance !
 
Remarquez, cette information que je vous livre ici, franco de port, et qui dévoile au monde hilare les mésaventures populacières et presque humiliantes d’un ancien patron des patrons*(6) sera certainement passée sous silence. Les médias désœuvrés par le manque d’attentats intégristes ou de guerres européennes vont encore préférer nous bassiner encore quelque temps avec le cataclysme climatologique désormais imminent. Et comme on les comprend !
 
 
Mais vous, peuple de France et étranges francophiles étrangers : vous savez…
 
 
Bien sûr, si vous êtes, cher Ernest-Antoine, en possession d'un billet de banlieue marquée de vos empreintes digitales, je suis tout disposé à vous laisser un droit de réponse. Vous pourrez même vous moquer de moi en affirmant que j'ai acheté un jour d’enfance un 45 tours d'Indochine. Mais c'était « l’aventurier », et j'avais dix ans. Manière de suggérer que mon avocat plaidera la prescription ...
 
 
Si l’on considère l’Indochine comme proche du Cambodge, on peut regretter que les Khmers aient raté quelques « coiffeurs-musiciens » au passage …
 
Je vous laisse : j'ai peur de rater mon train ...
 
 
Bonjour chez vous !
 
 
AnT, de chez Smith en face, délateur férroviaire
xxx
 
PS : Ces fanfreluches sont, certes, quelque peu dérisoires au regard de la situation de Denis Robert..
 
*(1) Mon conseil me suggère de ne point trop calomnier, diffamer (onze, j’ai le droit ^^) ou outrager en une seule fois, surtout vu l’anémie financière en laquelle semblent vouloir s’enliser mes comptes bancaires à mesure que s’avance cette année nouvelle.
 
*(2) Notez je vous prie, chers procéduriers en au civil que je n'ai rien contre ces gens de télévision. Simplement, le marchandage et la mise en spectacle de l'information chagrinent quelque un peu mon neurone torquemadiste, surtout depuis qu'il a appris à distinguer la pratique et le sens des mots « intérêts », « impartial », et « journaliste».
 
*(3) Remarquons au passage à niveau qu’Ernest-Antoine ne bénéficie pas du "T" en son prénom, contrairement à AnToine Desjardins. Je sais. C’est cruel, mais c’est ainsi.
 
*(4) Et vous pouvez même le crier, sauf si vous lisez Inedire chez moi, pendant mon sommeil, auquel cas j'apprécierai que vous fermassiez vos clapets à interjections, merci.
 
*(5) Et Zézette (épouse X) de me susurrer à l’oreille tandis que je rédige ces lignes « et myope du cœur ! Et myope du cul ! » mais je sais , moi, qu’elle n’est pas libérale en matière d’art contemporain.
 
*(6) un « patron carré » comme le qualifient certains nos amis mathématiciens en mal de formules
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22 septembre 2006 5 22 /09 /septembre /2006 12:05


Méfiez-vous des apparences : si cette femme ressemble à Madame Chirac, elle n'a pas autant de comptes en banque...

 
Avertissement : la lecture de ce billet est, pour d'équivoques raisons cardio-dilatées, formellement déconseillée à ces âmes douteuses sensibles que sont les catholiques intégristes à tendance
opus-inquisitorial, voyez...*(1)
 
(les autres peuvent rester ^^)
 
 
Chers voyeurs écrans-spectateurs,
 
Nan mais... Sérieux.. J'me disais un truc, là......
 
 
Dans la série : "les célébrités, j'les connais bien, j'leur ai serré la main", les écrans  téléspectateurs que vous êtes sans doute doivent être bassinés à longueur d'émissions du malheur des inondés, des brûlés, des transsexués, des polysexués et autres quadrupèdes à la sexualité incertaine, sans même compter les pédophiles prêtres victimes de tournantes sur la banquise, par des ours solaires polaires plus éméchés que l'ensemble d'un commissariat à l'heure de pause.
En se débrouillant bien, j'imagine aisement que la victime du plus sordide fait-divers soit à même, telle que la télévision est faite commercialisée aujourd'hui, de marchander son malheur pendant plusieurs années.
Mais pourquoi se limiter au malheur ? Certains bonheurs, rares, osons le mot : exceptionnels, devraient pouvoir se marchander durablement.
Ainsi, il me semble légitime d'imaginer que le mec qui a dépucelé défloré mère Thérésa, s'il est encore "de ce monde" (sic), il doit être en mesure de se faire avant de mourir un max de thunes !! 
Malgré mes nombreuses tentatives, un climat délétère chez les nomces apostoliques vaticans engendra un refus quasi systématique de ma suggestion d'intégrer ces propositions théologico-médiatiques au conseil supérieur du culte chargé de la préparation du nouveau concile*(2).
 
Aussi, forcément, j'ai songé à en causer à Mireille Dumas*(3) mais comme je ne la connais pas je compte sur vous pour lui en parler : vous seriez bien civils, et m'obligeriez...

Voilà. Si mon corps est un jour retrouvé, crucifié, vous pourrez accuser sans grands risques Mère Machine et ses sbires.


 
 
Bonjour chez vous !


AnT, de chez Smith en face, athée sous caféïne
xxx

PS : Note au rédacteur en chef du journal "La Croix et la bannière", merci de ne pas tenir compte du CV récemment envoyé, et faire suivre à Ben Laden mérite votre confiance : merci !

*(1) Et je n'ai pas de nostalgie particulière pour le temps où le pape germain n'était qu'un "saint dirigeant" de la
délicate inquisition vaticane, notez.

*(2) Je signale aimablement qu'il n'a fallu qu'un seul cerveau - le mien - qui plus est endormi, pour "produire" (sic) pardon créer cette oeuvre toute entière contenue dans une phrase. Et une phrase pareille, par un neurone solitaire : ça relève du Guiness Livre, vous ne trouvez pas ?

*(3) La fille d'Alexandre, avec - c'est une malédiction familliale - le même coiffeur cappiliculteur.

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20 septembre 2006 3 20 /09 /septembre /2006 12:21

Chers voyeurs écrans-spectateurs,


Je reçois, chaque jour même les plus intégristes fériés, des tonnes de courrier électronique.

D'ordinaire, mes nains de jardins, spécialement éduqués en ce sens, font le tri de ce fatras.

Néamoins, certains de ces pourriels attérissent par je ne sais quel malheur devant mes petits yeux pudibonds de petit prince rêveur :

Une image qui se passe de commentaires...


Je veux que cela cesse !

En ce sens, et vu tant ma faible probité que mon insigne sens de la délation, je vais ici vous publier, sans troncage, un extrait de la liste précise de ces donzelles qui n'en veulent qu'à mon corps :

Ursula Johns
Maire P.
Tina Dyer
Lawahiz Segarra
Lucio Castaneda
Billy Cooper (un trans ?)
Jemma Columbia
Johna Malbrough
Jolene Nance
Margie Akers

 

En plus, ce sont toutes des américaines, alors que je n'aime, comme chacun le sait, que les suédoises pour jouer aux allumettes !
 
 
 
Bonjour chez vous...
 
 
 
AnT, de chez Smith en face, qui préfère choisir QUI il enduit de confiture...
xxx

En cas de doute sur vos "amours" numériques, vous pouvez explorer ceci, aussi.
   
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13 septembre 2006 3 13 /09 /septembre /2006 13:56


D'est en ouest : un anglais, un belge, un allemand.



Chers voyeurs écrans-spectateurs

Vous ne le saviez peut-être sans doute pas, mais Inedire se targue d'être le seul blogue de l'histoire à posséder une édition rupestre. En effet, chaque publication fait l'objet d'un affichage sur les murs des principales cavernes préhistoriques de notre beau pays.
Néanmoins, en raison de l'augmentation aussi soudaine qu'imprévisible des taxes gouvernementales sur le talent (parait qu'ils en manquent), entrainant dangereusement des coûts éditoriaux pourtant fort raisonnables, nous sommes dans la regrettable obligation d'informer avant leur mort imminente les plus âgés de nos abonnés que l'édition "préhistoire" va bientôt devenir payante... Merci de votre attention aux mammouths énervés qui trainent tard le soir, et n'oubliez pas d'éteindre la bougie en sortant.

Note : l'édition électronique reste quant à elle inchangée, jusqu'à preuve du contraire !
 
 
 
Bonjour chez vous...
 
 
 
AnT, de chez Smith en face, l'aristo du préhisto (comme eut dit Gatainer)
xxx

PS : je présente mes confuses aux marins-pompiers anonymes qui me lisent en cachette le soir au fond de leur dortoir, pour l'état en lequel je laisse trainer ce blogue. Pour mon malheur, je fais désormais partie de ces rares privilégiés à avoir troqué mon chomage, non contre un "coup de pied au cul et dehors", ainsi que sont gérées ces réalités humaines "statistiques" par le présent gouvernement, mais par un négrier ordinaire à charité contenue, et c'est les yeux quasi fermés que j'essaye de maintenir un semblant de vie créative en cet espace : vous comprendez...

PPS : "rien est vrai, ou presque... comme d'hab' "


Autoportrait pour l'édition numéro 3 d'Inedire rupestre (détail)

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11 septembre 2006 1 11 /09 /septembre /2006 12:58
Chers voyeurs écrans-spectateurs,
 
On vous ment !! On vous spolie !!
 
Je suis aujourd'hui, maintenant même, en mesure de vous apporter la preuve formelle affirmant au monde sans doute possible que je suis la réincarnation de John Fitzgerald Kennedy :
 
Parfois, je rêve que je déjeune avec Charles de Gaulle,
Parfois, je cauchemarde de Cuba,
Parfois surtout, je baise Marylin.
 
Mais en fait, tout me revient à présent. Bon, en ce qui concerne De gaulle : je ne suis pas sûr, mais Marylin : c'est certain ! Nous fêtions avec quelques dizaines de milliers d'amis mon anniversaire au Madison Square Garden. Il faisait chaud. J'avais été élu peu avant à la présidence. J'attendais Bobby, Ted était déjà là, et Marylin qui n'en finissait pas de se faire attendre...
Enfin, elle entra sur scène…
Nous étions muets, estomaqués.
Des rayons d’étoiles émanaient d'une peau comme nue.
Elle se mit à souffler : « Happy birthday... Tooo youuu ... », comme pantelante. Je sentais bien que c'est à moi qu'elle les destinait, ces murmures : je les recevais, pleine puissance. Elle continua, à mesure que je chavirais en dedans. ... « Happy biiirthhhday, Mr Presid'AnT ... Happy Birthday tooo youuuuu ». La salle applaudissait à tout rompre, j'étais ailleurs, j'étais bien là !
 
« Mr Presid'AnT » !!! 
 C’est quand même aut’chose que mylène farmer…
 
 
« Mr Presid'AnT » !!!
 
 
C'est bien la preuve que je suis bien la réincarnation de JFK.
CQFD
 
 
Et s’il vous en fallait davantage, je signale que la ressemblance est frappante*(1) même de dos :
 
Boxe people au Madison : 3 morts...
 
 Pour les derniers dubitatifs, voici le témoignage historique en sans image, grâce à Fabienne à qui je pompe honteusement l'air le player, la bande passante et l'extrait.
 
 
 
Je signale à toutes fins que pour des raisons personnelles, je ne pourrais finalement me rendre à Dallas fin novembre… Vous comprendrez !
 
 
Bonjour chez vous...
 
 
AnT, de che Smith en face, ongle incarned
xxx
*(1) la ressemblance avec JFK, pas avec Marylin, andouilles !
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6 septembre 2006 3 06 /09 /septembre /2006 12:24
Ceci est un cercueil pour chat, électrique.
 
 
Chers voyeurs écrans-spectateurs,
 
 
C'est tandis que je me posais des interrogations surprises (et que j'y répondais avec la note maximale, les félicitations du jury, le sourire de la bourgeoise et les palmes académichiennes comme d'hab"), que j'eu cette vision.
 
C'était le 13 janvier 2006. Le temps en ce jour, même à Marseille où j'habitais alors, grisonnait comme en automne.
Mais le temps ! Le temps !
Comme s'il n'y avait rien d'autre !!
 
Une vision *(1), donc.
 
 
Mais pas n'importe laquelle, non ! 
Une vision, une vraie.
Pas du Paco Rabane de contrebande, du Affelou de pacotille, ou du « optic' 2007 des vanité féconde d'un Sarkozy*(2) assoiffée d’autant de pouvoir que de haine ».
 
Que nenni !
 
Une vision, vous dis-je !
 
Pour vous situer, un peu comme Elwood Blues devant les sermons du révèrent Cléophus James :
- Elwood, Elwood, tu voiiiis la lumièèère ?
- La Lumière ! Oui ! L'orchestre ! Par Jésus et Saint Fred Astaire !!!
 
Philippe Douste-Blazy, qui n'est pas une lumière, reste dans le noir, merci.
 
 
Une vision. Bien.
 
 
J'étais nu. Enfin, nu… Une feuille de vigne sur ma cuisse droite s'était à peine posée qu'un vent habile l'en chassa. Et quand on sait qu'un rien m'habille à Kinshasa...
 
Mais je babille sur les cadres et les extérieurs. Reprenons le chemin de notre caméra et passons en plan moyen.
 
L'air est moite, il fait chaud, tendance tenace. Le geste se paye comptant, en sueur.
 
Quand j'me dis soudain (je me parle souvent) : « tiens, j'me prendrais bien une bière*(3) ! »
 
(avouez qu'il y a de l'action à défaut de suspens, dans cette histoire)
 
Hop. Ni une, ni deux*(4) : traveling avant vers le réfrigérateur (la glacière, ça fait trop champêtre pour moi et puis : j'étais chez moi ...)
 
 
Silence caméra. Gros plan. Clap. Action.
 
Ma main qui ouvre le réfrigérateur, et se dirige d'une démarche assurée, confiante, vers l'emplacement où sont rangées les bières.
 
C'est alors que tout bascula.
 
L'imprévu.
 
L'improbable.
 
Terrifiant !
 
 
Il y avait, en lieu et place du vide qu'aurait du rencontrer la main, toute prise qu'elle était à calculer sa trajectoire inconsciente vers sa destinée boisson salvatrice, autre chose que du vide.
 
Et cela avait des poils, aussi.
 
Ouep ! Pas vide et avec des poils !
 
 
Un chaton !
 
 
Steak sur pattes, avant congélation.
 
 
Un chaton dans mon réfrigérateur !!
 
J'ai d'abord refermé la porte. Violemment, vous comprenez ?
 
Puis j'me suis dis qu'il faisait quand même vach'ment soif, et qu'ma bière n'allait pas se payer des vacances longtemps, au frais de la princesse dans mon réfrigérateur.
 
Je suis donc retourné très vite à la charge, j'ai pris une bière, et j'ai refermé plus vite encore.
Ça fait peur, un réfrigérateur avec un chaton dedans !
 
 
« Monde de merde !*(5) », me dis-je alors, abattu de ce trop plein de tristesse qui parfois abat des arbres dans une tristesse de silence.
 
Ça fait peur, un réfrigérateur avec un chaton dedans !
 
Même quand c'est le sien*(6) ! Surtout quand c'est le sien *(6) !!
 
 
En plus, j'aurais dû prendre deux bières !!
 
 
Pendant des mois je n'ai plus mangé frais.
Aujourd'hui, je vis dans la crainte.
 
Car il y avait...
 
Un chaton dans mon réfrigérateur !
 
 
Si seulement, comme disait freud, tout pouvait être aussi facile que de cliquer sur « effacer » avec un ordinateur !
 
 
Bonjour chez vous...
 
 
 
AnT, de chez Smith en face : attardé, ou simplement lent ?
xxx
 
 
PS : si ce billet vous a fait rire, vous êtes libre de m'inviter à dîner chez vous. Si possible en compagnie de Marie Drucker. Sinon, me demander de vous accompagner à une soirée échangiste à laquelle participerait la dite déesse cacochyme cathodique conviendrait également à ma libido dilatée. Merci de votre attention à la marche.
 
Bonus exceptionnel : les trois compiles Inedire !
Normalement, c’est réservé aux abonnés alors téléchargez, découvrez, et abonnez-vous : c’est gratuit !

 
* le titre est signé de Mlle L'Or, dont vous pouvez désormais penser qu'elle ne vaut pas mieux que moi ! Au fait : nous sommes le 7 septembre : Bon anniversaire ! Vous avez aimé, jeune muette ?
 
*(1) Et pas une "visio", comme vient de le lire l'obsédé de la cam' !
 
*(2) attention, le lien proposé n'a rien à vois avec Nicolas Sarkozy, mais je l'aime bien quand même, et vous, vous cliquez trop vite !
 
*(3) Je n'ai pas dit « Une Guiness ! » Tu te calmes, Sister !
 
*(4) Ni « Napoléon ! », ni « Robespierre ! »
 
*(5) libre expression de mon dépit désorienté. 
 
*(6) de chaton, pas de réfrigérateur, faut suivre ! (ou l'inverse ? J'ai un doute, soudain...)
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Published by AnT, de chez Smith en face - dans Tumultes
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Inedire est dédié à la mémoire de Roger Desjardins   


"C’est très beau un arbre dans un cimetière. On dirait un cercueil qui pousse."
(Pierre Doris)

Club privé, exhibitionniste



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Si vous connaissez un homme de l'art (de la gaudriole à tendance pas trop sérieuse) professionnellement hétérosexuel (de préférence) et tout disposé à sortir de l'indigence financière en laquelle l'enlise son peu d'études l'auteur, réalisateur et interprète de ces lignes, n'hésitez pas, je vous prie, à lui transmettre mes coordonnées... Inedire [at] hotmail.fr. Merci ! échantillons disponibles 

Je suis plus beau que Charles de Gaulle ... Et moins mort, aussi !

 

 

 
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Les folies sont les seules choses qu'on ne regrette jamais.
[ Danny Oscar Wilde ]



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Non, je n'ai pas prêté mon corps le temps de la réalisation de cette réclame.

Inedire est interdit aux anglais (les plombiers polonais seront tolérés, s'ils sont vaccinés)

Il y aurait actuellement    cellules cancéreuses dans votre corps, dont   qui viennent de se réveiller...  Mauvaise nouvelle, nope ?



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